Bientôt 4ans

6/21/2016




Ce soir j'ai ce besoin d'écrire, ce besoin de me vider. On a tous des petits coups de mou parfois, des dates qui nous rappellent des moments durs, tristes, qu'on a pu vivre... Ces jours où on reste sans bouger à penser, encore et encore. 

Je ne suis pas du genre à me confier aux personnes qui m'entourent... D'ailleurs personne ne se confie chez moi. Mais là je le fais par écrit, juste pour moi, parce que j'en ai envie, et parce que j'en ai besoin.

Cela va faire quatre ans que j'ai perdu une personne chère à mes yeux, surtout une personne très chère à ma mère et ma tante.
Après que ma mère se soit battue pendant plusieurs années contre un cancer du poumon lorsque j'avais 12 ans, ce fut autour de mon oncle, son frère, à l'âge de 53ans, d'être touché par cette putain de maladie qu'est le cancer.. Certes je ne suis pas très polie, mais il faut le dire, le cancer touche tellement de monde.. et c'est vraiment une maladie de merde!
Contrairement à ma mère, qui a pu être sauvée, mon oncle avait un cancer généralisé, qui s'est étendu tellement vite, que rien ni personne ne pouvait faire grand chose.. En 8 mois, j'ai vu son état empirer de jour en jour, les examens, la chimio... enfin bref, tout ces moments horribles, auxquels j'ai assisté deux fois, que doivent surmonter les gens atteint du cancer, ou de tout autres maladies d'ailleurs. 
J'avais 18 ans, l'année où il nous a quitté, l'année ou j'ai eu mon bac, où j'ai commencé mes études de droit, que je n'ai d'ailleurs pas continué suite à cela..

Je me rappellerais toujours de mon oncle comme quelqu'un de cultivé, ce discothécaire fan de jazz, qui d'ailleurs a retransmis sa passion à ma mère. Il adorait la musique, jouait du saxophone, et d'autres instruments de jazz, un grand passionné. Il essayait même de nous apprendre petits. Quand je vais chez lui, je suis triste et en même temps heureuse, car rien n'a bougé.. Les CD, les livres, les instruments, les photos de ses voyages au Brésil sont partout, son odeur, comme si il allait surgir de la cuisine avec une Caïpirinha à la main!



Pendant les fêtes de Noël ou au jour de l'an, c'était toujours chez mon oncle qu'on se retrouvait tous, avec mes cousines venues de Bretagne. Et bien sûr c'était très souvent raclette!! Bah à Noël, évidemment! Très souvent ça partait un peu en vrille entre mon père et mon oncle qui voulaient tous les deux avoir raison sur tout, ce qui faisait le charme de nos réunions de "petite" famille, pendant que nous les gosses on allait dans son bureau pour jouer sur son ordinateur.
Ah mon oncle qu'elle grande gueule, il en avait du caractère! Ce caractère que je retrouve chez ma mère (qui a déteint un peu sur moi d'ailleurs), quand ça plaît pas, on t'envoie chier et basta! 
Ce qui est beau c'est que je retrouve beaucoup de mon oncle chez ma mère, physiquement, moralement et professionnellement.



Enfin bon, dans la famille, nous ne sommes pas du genre montrer nos émotions, à se dire qu'on s'aime à tout bout de champs. On le sait tous, pas besoin de se le dire. Mais j'ai ce petit regret depuis qu'il nous a quitté, ce petit regret de ne pas l'avoir revu après son dernier anniversaire en octobre 2012, car il ne pouvait plus bouger. Ce petit regret également de ne pas être allée le voir à l'hôpital, alors que tous les dimanches on allait chez lui, simplement parce que ma mère ne voulait pas que je le vois dans un état qui ne lui ressemblait pas.. Ce petit regret de ne pas lui avoir dit un simple "je t'aime"... 
Ce 21 Novembre 2012 à 7h, où j'ai su que c'était fini, je devais aller à fac, et impossible de m'arrêter de pleurer, je pensais que c'était le pire jour de toute ma vie, jusqu'à la crémation.. Je ne parlerais pas de ce moment, parce que ce n'est pas très joyeux, mais c'est la chose la plus dure que j'ai eu à faire dans ma vie... Voir ma mère, ma tante, mon père, mon frère et mes cousines pleurer, j'avais mal partout.. L'hommage des proches étaient tout de même magnifique, et à ce moment là je me suis dit, qu'il ne fallait garder en tête que les meilleurs moments passés à ses côtés. Et c'est ce que j'essaie de faire, bien que parfois, comme ce soir, car on est un 21, j'y pense beaucoup..


J'aurais tant aimé qu'on puisse sauver mon oncle, comme on a sauvé ma mère.
On a tous un manque en nous depuis ce jour, un vide.. J'aurais tant aimé partager plus avec lui. 
Mais très souvent, avec ma mère on se dit que cette petite chose là nous fait penser à lui, celle-ci aussi, que ça ça lui aurait plu, ça non.. Et la plupart du temps, on en souri, car ce qui compte à ce jour, c'est ce qu'on a pu vivre à ses côtés.. 



A tout ceux qui ont perdu un proche, où qui ont un proche qui se bat contre quelconque maladie, je vous envoie des millions de bisous. Parfois la vie est injuste, et on ne peut rien y faire. 






xx, Laurie



VOUS AIMEREZ, PEÛT ÊTRE, OU PAS

1 commentaires

  1. J'ai découvert ton blog tout à fait par hasard et je suis tombée sur cet article, que je n'ai pas pu m'empêcher de lire jusqu'au bout. Je trouve cette histoire extrêmement triste et à la fois très belle de voir à quel point vous êtes unis. Je suis désolée pour toi et ta famille mais le plus important c'est de savoir que les personnes disparues sont toujours là avec nous, et elles savent qu'on les aime, même si on a pas forcément eu le temps de leur dire.
    Voilà bon courage pour la suite ma belle et ton blog est super joli je l'adore ! (juste au passage et pour finir sur une note plus joyeuse !)
    Bisous !

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